LES  PASSES

La vue est le sens le moins développé chez le taureau. Le taureau ne voit pas de près entre 0.4 et 1 mètre devant lui et ne distingue aucune couleur Son champ de vision est de 260° avec une partie aveugle de 100°. Le taureau ne voit que 20° du champ visuel de l’autre œil. Comme les humains chaque taureau présente des caractéristiques visuelles personnelles. L’audition et L’odorat sont  des sens très développé chez le taureau

La charge du taureau est régie selon deux automatismes Comme tous les fauves Le taureau choisit toujours la cible en mouvement la plus proche de lui. Seul le mouvement importe. Sa bravoure le pousse à ne plus s'en détacher avant de l'avoir vaincu. Le taureau anticipe les déplacements de sa cible . Comme un chasseur pour pouvoir intercepter un gibier son action précède le mouvement de la cible pour pouvoir la contrer.

    Voici le chemin idéal d’une passe

      Le torero se trouve devant le taureau. Il forme avec sa muleta un ensemble. Le taureau qui ne distingue pas les couleurs voit une masse uniforme. L’homme prolonge son corps de la muleta. Il doit faire oublier au taureau que cette proie qu’il chasse et qu’il ne peut attraper est entraînée par sa main.

 L’homme avance suivant une direction  oblique .

 L’axe de déplacement du taureau découpe l’espace  en deux zones distinctes. Le torero vient d’une zone dans laquelle il est maître que l’on désigne par terrain du torero. Par contre de l’autre coté de l’axe le taureau est maître et chasse le leurre ,d’ou le nom de terrain du taureau

Lorsque le torero est sur l’axe de déplacement du taureau , il ne peut plus avancer il  fait un ultime mouvement qui lance  la passe. On désigne ce moment par le terme « cargar el suerte ». On peut traduire en français cette expression par imposer un mouvement

 Ce premier temps qui correspond en une préparation du corps , cette recherche  d’immobilité avant la passe porte le nom de parar ; (littéralement parar ,arrêter)

 le taureau charge sur ce bloc qui entre dans son terrain . L’homme déplace la charge de la bête à l’aide du leurre en lui présentant sur l’œil  et la corne  extérieurs. Pour le torero il doit à ce moment fixer l’œil du taureau  dans la muleta

Le torero  entraîne le taureau suivant  la trajectoire qu’il  choisit. Il laisse le leurre à portée du taureau sans que celui-ci ne puisse l’attraper ,son attraction doit être constante, La  vitesse de déplacement , la position de la muleta  suivent l’intensité de la charge de la bête Cette faculté à épouser le rythme du taureau , a pour nom le temple (du latin temperare, tempérer). Le taureau dans le bloc homme muleta ,croit que seule la muleta est l’élément moteur. L’homme bouge la muleta afin d’amener le taureau à charger. Cette opération se nomme Tocar la muleta (tocar: jouer ,toucher)

Pour parvenir à templar, , le torero doit commander, MANDAR, le moindre des déplacements du toro afin d’essayer de le priver de toute initiative. Le torero va lier( LIGAR) plusieurs passes Si la trajectoire  donnée au taureau va  alternativement de sa corne gauche à sa corne droite on parlera de  toreo contraire en opposition avec le toreo naturel qui correspond en une suite de passes  naturelles sur la même corne gauche,. Le taureau réalisant  dans ce cas une trajectoire circulaire autour du torero

On découpe temporellement une passe en trois périodes qui nécessitent une parfaite coordination  du corps de la main

-         le cite : c’est le moment où le torero immobile  attire  la tête du taureau en avançant le leurre 

-         la réunion, au cours de laquelle le torero et  le taureau  se rencontre

-         le remate,  ou sortie du taureau