
DEROULEMENT
Le sorteo
Le jour de la corrida à
midi, en présence du président de la corrida, et de ses assesseurs on procède au tirage au sort des taureaux. Préalablement les représentants des trois toreros
inspectent l’état physique des taureaux, et composent trois lots en essayant de répartir les taureaux équitablement en fonction des
qualités et défauts supposées. Sur trois feuilles de papier à cigarettes on inscrit chaque lot On roule en boule chaque feuille que l’on
place dans un chapeau . Chaque représentant des toreros tire
ensuite une boule par ordre d’ancienneté , (le plus ancien torero par alternative en premier).
Cette opération
décide de l’ attribution des taureaux par paires à chaque matador
et, en fonction du choix du représentant de ce dernier de l’ordre de sortie en piste.
L’apartado
le tirage au sort effectué, les taureaux
sont séparés, les uns des autres et placés un par un dans des cellules de 3 mètres sur deux
environ appelées chiqueros, . C’est la que les taureaux attendent l’heure de la corrida
Le Paseo
La corrida commence au moment où le président, en donne le signal.
Annoncés par un air de musique propre à chaque arène , deux cavaliers habillés en
costume de style Philippe II,entrent dans l’arène: ce sont les alguacils qui transmettent lors de la corrida les ordres donnés par le
président.
Les cuadrillas s’avancent dans un ordre rigoureusement précis
basé suivant l’ancienneté de chacun des matadors dans le métier.
Le matador le plus ancien, est le chef de lidia. Il se situe
sur la première ligne à gauche dans le sens du défilé. Le second par ordre d’ancienneté est
à droite et le plus jeune au milieu. Par la suite on trouve :
Ø
au deuxième rang, la cuadrilla du chef de
lidia, le premier banderillero à gauche, le deuxième à droite et le troisième au milieu.
Ø
Au troisième rang la cuadrilla du second
matador
Ø
au quatrième rang celle du matador dont
l’alternative est la plus récente.
Viennent ensuite les picadors, ceux du chef de lidia sur la
première ligne et les autres suivent dans le même ordre que les banderilleros . Clôturent le défilé le train d’arrastres (chargé d 'evacuer
le taureau mort), les monosabios dont le rôle est de seconder le picador lors de la mise en place du cheval puis
les areneros qui arrangent la piste entre chaque taureau..
La corrida
Le paseo étant termine la corrida peut commencer. Les
toreros vont combattre leur taureau suivant leur ancienneté. Le premier taureau sera combattu par le torero le plus ancien dans le métier puis
viendra le second puis le troisième par le plus jeune .On recommence dans le même ordre pour les quatrième cinquième et sixième taureau
Les
toreros alternent leur passage d’ou le terme particulier de la cérémonie d’intronisation d’un nouveau torero dans le métier appelée
alternative
La piste étant libre le président de la corrida par un
mouchoir indique aux trompettes ou clarines de sonner l’ordre de la sortie du toril du taureau
Premier Tercio ( Cape et
Piques)
Lorsque le taureau surgit dans l’arène, les auxiliaires du torero fixent
l’attention du taureau au moyen de leur cape tenue d’une seule main. Ces passes permettent au
matador d’évaluer le comportement de la bête.
Le torero entre en piste il fixe le taureau par des
passes nommées véroniques données en tenant la cape à deux mains devant lui (cette passe est désignée ainsi car elle rappelle
la sainte Véronique de l’évangile qui tenait un drap devant le christ de la sorte )
Le matador donne le rythme qui régularise la charge du taureau.
Après
quelques passes de cape pour fixer l'animal, les picadors
interviennent à la demande de la
presidence. Le taureau doit être piqué autant de fois que sa force l'exige. Pour
certains toros qui évitent le contact et sont dangereux, le nombre de piques
peut aller jusqu'à 6, parfois plus. La pique mesure et met en valeur les
qualités premières du taureau de combat, sa bravoure et sa puissance. Elle
permet en outre de ralentir l'animal et de régler son port de tête. Alors,
deviendra possible l'exécution de passes plus lentes, plus serrées, plus
artistiques et plus dangereuses. Les picadors sont aux ordres de leur chef, le
matador. Les trois matadors doivent intervenir à tour de rôle, pour éloigner le
taureau du cheval.
Deuxieme Tercio ( Les
Banderilles )
Quelques
matadors seulement sont des spécialistes des banderilles.On ne doit pas exiger que le maestro les pose systématiquement. C'est plutôt le rôle normal et
habituel des aides: les banderillos ou peones.Seuls les bons toros qui se prêtent au jeu devraient être banderillés par le matador.En principe, chaque taureau doit recevoir trois paires de banderilles ,
Troisiéme Tercio ( La Faena
- l'Estocade )
Le faena
est le travail executé avec le drap rouge ( muleta ) avant l'estocade.
Les passes les plus spectaculaires, agenouillement, pirouettes, ne sont pas les plus méritoires. Elles
ne sauraient remplacer l'essentiel, le plus difficile et le plus dangereux, les passes basses données en séries.
Bien toréer, c'est bouger le moins possible et essayer de diriger le taureau, de guider les cornes et
de maîtriser sa charge. C'est pour le torero, imposer sa volonté au taureau plutôt que suivre ses déplacements. Accordée par le Président,
la musique n'accompagne que de très bonnes faenas.
L'estocade
ou mise à mort est le moment du plus grand risque. Son exécution compte plus que son résultat.
Une attaque loyale, en ligne droite et en s'exposant aux cornes, peut heurter par malchance un os et ne mérite pas de sifflets.
Une estocade spectaculaire n'est pas méritoire si la lame
est placée de travers, dans le cou ou l'épaule.
Un ou plusieurs échecs du coup de grâce( descabello ) n'enlèvent aucun mérite à la faena du matador.
Si le taureau n'est pas mort 10 mn après le début de la Faena, le Président fait sonner un premier
avis. Au troisième ( 15mn), le taureau rentre vivant au toril.